Séminaires associés

Séminaires des membres associés du Collège pour la psychanalyse

2014-2015

Christian CENTNER :

1. Éléments de topologie

Il s’agit d’un travail de lecture et de recherche qui vise à préciser ce qu’il en est de la fonction et de l’usage de la topologie dans le discours de Lacan. Ce travail repose sur l’hypothèse suivante : les élaborations de Lacan dans le domaine de la topologie répondent à l’exigence, formulée dès le Rapport de Rome, de restituer le plein sens des concepts freudiens en montrant qu’ils s’ordonnent dans le champ du langage, à la fonction de la parole.

Le travail s’oriente actuellement vers ce que Lacan appelle la « stricte équivalence entre topologie et structure » (Séminaire Encore). Qu’en est-il de cette équivalence ? Quels sont les arguments qi conduisent Lacan à la soutenir ? Quel éclairage apporte-t-elle dans l’usage de ces objets ?

2. Travaux pratiques en topologie

Ils sont l’occasion, pour les participants, d’éprouver, à l’aide de  bouts de ficelle et de morceaux de papier, certaines propriétés des objets topologiques élaborés par Lacan. Le travail est orienté vers la réalisation pratique de ces objets et le commentaire de ce qui s’y expérimente.

Michel CODDENS :  

Théorie de l’hérédité-dégénérescence (Morel et Magnan), croisée avec les théories de Freud et de Ferenczi concernant la phylogenèse et l’ontogenèse

Est-il pertinent d’établir un parallèle entre l’hérédité-dégénérescence de Morel et Morgan et les théories de Freud (et de Ferenczi) sur la phylogenèse-ontogenèse, via « Totem et Tabou », le meurtre du père jouisseur, … ? L’une a-t-elle influencé l’autre ? Ou ne s’agit-il que d’un analogon ? Ou seulement d’une hypothèse hasardeuse, une élucubration de ma part ? On peut rappeler ce que dit Lacan dans Le moment de conclure (leçon du 15 novembre 1977) : « L’élucubra-tion créationniste ne vaut pas mieux que l’élucubration évolutionniste puisque, de toute façon, ce n’est qu’une hypothèse. »

Christian DUBOIS :

Clinique avec les tout jeunes enfants

Ce séminaire (qui a lieu depuis quelques années) trouve son point de départ dans la clinique de ces enfants qui n’ont pas (encore) « construit » leurs représentations, leur Autre, du fait qu’ils sont à l’aube de la vie et dans la clinique des sujets pour lesquels on peut parler de « faiblesse » des processus de représentation.

Ce qui m’amène à approcher ces zones d’ombre de la signifiance en tentant de soutenir un processus de construction de la représentation (« représentance »). Comment l’Autre s’institue-t-il ?

Nous nous sommes longuement interrogés sur la notion de «l’ hyper-verbal » dont parle Lacan dans « L’insu que sait… », sur cette « essence du discours psychanalytique d’être un discours sans parole », puisque nous pensons que les bébés qui n’y ont pas encre accès « verbalement » sont capables d’énonciation … avant que d’être capables d’énoncés.

D’où notre cheminement qui nous a amenés à tenter d’élaborer ce qui serait une «  symbolisation/sublimation » essentielle, sublimation de la pulsion de mort. Avant que le jeu primordial du « fort/da » ne s’inscrive, quel serait le « jeu » de langage nécessaire, quel serait le jeu de corps nécessaire pour qu’un tout petit accède à cette symbolisation primaire ?

Ce séminaire est aussi un « style » : un effort de penser « à voix haute » à partir de la clinique et à partir de textes. Un effort de compréhension … C’est-à-dire de se laisser déplacer par les textes et les lectures que chacun fait. J’insiste parce qu’il y a quelque chose de congruent entre e style et l’objet même du séminaire.

Marc ESTENNE :

Psychanalyse et médecine ; le Réel du corps ; Science et Psychanalyse

Christian FIERENS :

1. Psychanalyse et Philosophie : E. Kant

2. Lecture de Lacan : Le Sinthomme et L’une bévue

La question du Réel / Topologie lacanienne

Wim GALLE :

Le statut de l’acte et du non-savoir :

Leur rapport dans la cure (cf. les deux « dissidents qu’on été Ferenczi et Rank) que Lacan (« troisième dissident » pour reprendre l’expression de Safouan dans son dernier livre) reprend à sa manière. Au niveau de notre « culture actuelle », cette question subvertit toute la logique des soi-disant « good practices », droit à l’information, …

Sylvain GROSS :

1. Lecture du séminaire L’éthique de la psychanalyse : Freud avec Kant, Lacan avec Sade

2. Le concept d’objet en psychanalyse :

Si comme l’énonce Freud, « trouver l’objet sexuel, n’est en, somme que le retrouver », la question inévitable est de savoir quel fût le premier objet de désir et de satisfaction vécue par le sujet, objet entre-temps perdu qu’il s’agirait de retrouver dans ses substituts symboliques. Quel fût l’objet de cette expérience de satisfaction originaire qu’il faut poser au principe de tout désir ?

Freud et ses successeurs répondent : le corps de la mère. Dans l’Esquisse d’une psychologie scientifique, Freud encore désignait du nom de « la  Chose » (das Ding) le noyau constant, irréductible et inaccessible du sujet. « La Chose » serait, dans le sujet et à son insu, le reste de l’expérience originaire dans laquelle le sujet ne se distinguerait d’aucun objet.

Lacan qualifie de mythe l’idée d’une telle expérience originaire. Pour lui, « la Chose » n’est pas un objet empirique et la perte est à l’origine : dans le paradis perdu, qu’il s’agisse de la mère ou de tout ce que l’on voudra, le paradis relève du mythe. Seul le perdu relève du réel. L’objet a serait ce singulier objet non objectivable par la médiation duquel la dynamique de la pulsion (le pur manque qu’est la Chose) peut se rapporter à des objets empiriques de désir.

Les implications cliniques de cette mise en place de l’objet sont bien différentes si l’on considère la réalité d’un objet empirique que l’on devrait interdire ou si l’on prend en compte l’objet dans son rapport au pur manque qu’est la Chose, dont il est impossible de jouir.

Claude JAMART et Pierre MARCHAL :

Groupe de travail : Cliniques d’ailleurs

Nous poursuivrons notre travail en nous appuyant, évidemment, sur les échanges continués, cliniques et théoriques, avec nos collèges béninois au sein du Groupe de Cotonou.

Cependant au-delà des ailleurs géographiques, c’est la dimension même de l’ailleurs, de sa « polyphonie », dans ses différentes déclinaisons, qui sera mise à l’épreuve de nos présentations. Ailleurs spatial de l’horizon qui toujours se dérobe, ailleurs de la Dritte Person dans le mot d’esprit, ailleurs du féminin, ailleurs de l’art, ailleurs du vide,… mais plus particulièrement ailleurs du corps et ailleurs à entendre dans la parole même de la cure.

Dans la logique même de notre propos, nous avons demandé à des intervenants venant d’ailleurs d’ouvrir avec nous ces questions

Nos rencontres auront lieu le premier mercredi du mois aux dates suivantes :

  • 1er octobre2014: Françoise Calonne : De l’errance à l’expérience : processus de création et mise en mouvement
  • 5 novembre 2014: pas de séance le mercredi
  • 3 décembre 2014: Joël Noret : Penser le deuil à partir du don
  • 7 janvier 2015 : Didier de Brouwer : Le corps, le monde, la lettre : corps et taoïsme
  • 4 février 2015 : Catherine Parquet : Quelques dyspraxies, entre carence et adaptation à une perception étrange
  • 4 mars 2015 : Anna Seiderer : Le fétiche comme opérateur critique
  • 1er avril 2015 : Damien Hombrouck : Vieillesse et imaginaire
  • 6 mai 015: Marc Estenne : A propos de la transplantation : le corps et la lettre
  • 3 juin : Angela Jesuino–Ferretto : Qu’est ce qu’on mange ?

 

Guy MERTENS et Anne Marie DEVAUX :

Lecture de Lacan

1.    Le séminaire Encore

2.    Les Ecrits

Etienne OLDENHOVE :

Séminaire sur les psychoses

Groupe de travail qui s’attelle depuis plusieurs années à retravailler des livres ou des articles de psychanalystes au sujet de la clinique des psychoses. Ce qui vectorise notre choix, ce sont les abords des psychoses qui s’en laissent enseigner et  qui témoignent des tentatives d’y répondre ou d’en répondre.
Ainsi , cette année, l’essentiel du travail s’articule autour du livre “Conditions, enjeux et actualité de la question du transfert dans les psychoses” (Cahiers de l’Association Lacanienne Internationale, Editions de l’Association Lacanienne Internationale, disponible en librairie sur commande).

Pascal NOTTET :

Atelier de lecture-recherche : Immanence et psychanalyse : à partir des oeuvres de Spinoza-Deleuze-Guattari-Roustang